Bébé malade en ballade
Voyages

Une semaine en Louisiane (Quand bébé est malade)

Notre semaine en Louisiane prend une toute autre tournure quand bébé Louise tombe malade. Les premiers jours de notre voyage: ici !

Direction les urgences

Une nuit qui annonce la couleur

Notre première soirée à la Nouvelle-Orléans se passe plutôt bien. En parents voyageurs prévoyants, nous avions emmené ta petit piscine pliable Decathlon pour le bain. Elle nous suit vraiment partout, et nous l’utilisons même quotidiennement à la maison, pour limiter notre consommation d’eau!

Une fois propre et rassasiée, tu acceptes de te mettre au lit sans trop de soucis. Malgré tout, mon instinct de Maman me dit que quelque chose ne va pas… Tu es patraque, un peu fiévreuse… Je sens que la nuit va être compliquée.

Et ça ne manque pas, plusieurs réveils en pleurs plus tard, tu finis encore la nuit dans notre lit. Mais tu es brulante de fièvre et ton sommeil est très agité. Au matin, j’appelle la pédiatre de garde pour avoir son avis.

  • C’est un truc super aux États-Unis, dans le cabinet où tu es suivie, il y a toujours une des deux pédiatres qui assure une permanence téléphonique.

Elle suspecte immédiatement une otite due à l’avion, pris juste après un gros rhume. 

J’avais bien prévu quelques doliprane®, au cas ou, mais après la nuit que nous venons de passer, le stock est épuisé… De toute façon, pour traiter l’otite, il te faudra des antibiotiques.

La pédiatre nous conseille de nous rendre aux urgences au plus vite. Mais tu dors enfin tellement bien ce matin, que je ne veux pas te réveiller. Ce n’est que vers 10h que tu émerges, dans les pleurs et la douleur…

Louisette pas fan du corps médical

En attendant de savoir

Dans notre grand désarroi de parents culpabilisés, nous sommes heureux de te voir signer pour nous dire que tu as mal à la tête et aux oreilles!

Sur le trajet vers l’hôpital, nous sommes quand même inquiets sur le diagnostic… Et si c’était ce fichu coronavirus… Je m’en voudrais tellement de t’avoir fait prendre tous ces risques, et d’être responsable de ta souffrance aujourd’hui!

Tu es complètement dans la brume, il n’y a que le mouvement de la poussette qui te calme et te repose. Dans la salle d’attente des urgences, Papa fait des tours de poussette, tandis que Maman remplit la paperasse. Quand vient le moment de passer, tu es vraiment mécontente de devoir être portée et manipulée.

L’infirmière qui te prend en charge n’est ni douce ni patiente… Nous savons bien que leurs journées sont très compliquées en ce moment, mais tout de même, tu n’es qu’une petite fille qui souffre… Elle nous demande de te tenir pour pouvoir prendre ta température. (chez ta pédiatre, ils la prennent sous l’aisselle, ici elle tient absolument à le faire par le rectum) Tu hurles le peu d’énergie qu’il te reste, ma pauvre poupée.

L’examen de tes oreilles n’est pas plus facile, tu as vraiment horreur que des inconnus s’approchent de toi et te touchent! Le diagnostic tombe, tu as bien une double otite, certainement provoquée par l’atterrissage avant-hier soir… 

Verdict, une otite

On nous renvoie dans la salle d’attente, sans trop nous informer sur la suite. Finalement, un médecin arrive avec une seringue de médicaments, des calmants et des antibiotiques je crois. C’est une vraie galère pour te faire avaler ces pauvres millilitres… Tu refuses d’avaler quoique ce soit depuis ton réveil, pas même un peu d’eau…

Nous devons encore attendre pour qu’un médecin nous fasse une ordonnance. Tu finis par t’endormir, bercée dans la poussette. Le docteur revient quelques minutes plus tard et demande à te ré-osculter, pour voir si la fièvre est suffisamment tombée…

Tu n’apprécies pas du tout qu’on te réveille, surtout pour te remettre un thermomètre dans le derrière et des trucs dans les oreilles! On nous laisse repartir vers 13h, tout cela n’aura même pas duré 2h, heureusement!

Nous sommes tous les trois à cran et épuisés. En chemin, nous nous arrêtons dans une pharmacie, puis rentrons à notre location. La Nouvelle-Orléans est une “petite” ville, nous avons pu aller à l’hôpital à pieds en seulement trente minutes.

Heureusement qu’aux États-Unis, tout est ouvert le dimanche, nous avons pu nous procurer des antibiotiques et du paracétemol, sans avoir à courir à travers toute la ville pour trouver une pharmacie de garde, un dimanche à 13h!

Fin d'une journée interminable

Encore une promenade

Tu te rendors dans la poussette sur le chemin du retour. L’estomac vide, sans avoir rien bu depuis la veille… Mais je n’ai pas envie de te réveiller.

Nous te laissons tranquillement dormir, tandis que nous grignotons un morceau et nous reposons aussi! Tu te réveilles, de nouveau en pleurs, au milieu de l’après-midi, perdue et déboussolée.

La seule chose que tu acceptes de manger ce sont des framboises. (Tu vas manger plus de 750g de framboises en trois jours!) Une fois ton festin avalé, tu nous désignes très explicitement la porte et la poussette. Tu as besoin de prendre l’air et de te faire bercer. Nous partons pour une nouvelle promenade en ville et sur les bords du Mississippi et rentrons quand la nuit commence à tomber.

Ma pauvre chérie, tu es tellement faible que tu parviens à peine à marcher. Le traitement commençant à faire effet, tu te sens un petit peu mieux et tu as très envie de jouer… Mais ton état te rattrape vite…

Ma Loulou malade
Trop malade pour dormir...

Notre tentative de te donner un bain pour te relaxer est un fiasco, tu refuses d’y tremper le moindre doigt de pieds. Pour tout diner, tu manges des framboises et deux ou trois coquillettes, tu te bats pour ne pas avaler tes médicaments et tu avales à peine un demi biberon.

Au moment de te mettre au lit, tu es épuisée mais dans un tel état de stress que tu entres dans une crise de panique incontrôlable… Papa propose alors de sortir de la maison, te mettre en poussette et faire un tour, peut-être que cela te calmera. Effectivement, tu t’endors juste au bout de la rue! Nous rentrons donc à la maison, mais ni Papa ni Maman n’ose te sortir de la poussette, nous te laissons comme ça en attendant…

Quand nous allons nous coucher, il faut bien te mettre dans un lit! Papa tente de te porter délicatement sans te réveiller, mais c’est mission impossible avec toi, on le sait… Tu remets à hurler, à te tordre dans tous les sens…

Maman parvient à te calmer, en te posant tout contre son coeur dans le lit. Nous nous endormons comme ça, tous les trois. Tu te réveilles des dizaine de fois cette nuit, toujours dans les pleurs et les cris. Tu cherches Papa et Maman, tu écoutes notre respiration et finis par t’apaiser et te rendormir…

Il n’y a rien d’autre à faire que de t’accompagner durant ces crises, nous l’avons bien compris.

25 kilomètres à pieds dans La Nouvelle-Orléans

Matinée par les voies vertes

Au matin, Maman réfléchit à un plan d’action spécial “bébé malade”, c’est assez simple: il nous faut une poussette et de longues promenades!

Notre nouvelle technique pour les médicaments semble fonctionner. Une fois shootée au paracétamol et aux antibiotiques, tu pointes en direction de la porte, les deux mains accrochées à ta poussette. Nous prenons tout le nécessaire pour la journée et nous nous mettons en route…

Après une halte pour prendre un café to-go quand même!

Nous parcourons la ville loin des touristes et de l’agitation. Il y a beaucoup de voies vertes à la Nouvelle-Orléans, c’est très agréable de pouvoir se promener à pieds.

Nous traversons d’abord le parc Louis Armstrong avec ses petits ponts et ses statues d’art moderne. Puis nous quittons le centre ville par le Lafitte Greenway. Tout en longueur, il s’étend sur 2,5 kilomètres, traversant les quartiers populaires.

Le parc débouche sur un canal appelé Bayou Saint Jean, nous le remontons sur quelques kilomètres pour arriver dans l’immense City Park. C’est un endroit extraordinaire, de près de 5 kilomètres de long, qui se termine au Lac Pontchartrain.

Nous nous arrêtons dans l’un des playground du parc, tu sembles retrouver un peu de vivacité, le temps de jouer quelques instants.

Le quartier de Treme, le Bayou Saint Jean et le City Park

Déjeuner de bon augure

Il est bientôt l’heure de déjeuner et nous allons acheter quelques tomates cerises et des framboises dans un supermarché. Deux valeurs sûres que tu devrais réussir à manger.

Nous nous mettons enquête d’un restaurant, et finalement, c’est le destin qui choisira pour nous… Quelques minutes après notre sortie du supermarché, nous constatons que Doudouvache a disparu. Nous revenons sur nos pas, et le retrouvons sur le trottoir, juste devant un petit restaurant dans le quartier huppé de Lakeview

Les restaurants et cafés que nous avons eu l’occasion de tester cette semaine nous ont tous surpris par leur côté “kids friendly”. Suffisamment de chaises hautes pour accueillir une armée de bambins, des jeux, et bien souvent un service ultra rapide pour les plats enfants… C’est tellement agréable en tant que parents, de ne pas se sentir malvenus en arrivant dans un restaurant!

Les signes de ta rémissions sont de plus en plus prometteurs! Tu retrouves l’appétit et dévores presque tout le riz de Maman, plus une demie barquette de framboises! Nous arrivons même à te faire prendre les médicaments sans trop de difficultés.

Le temps de te remettre en poussette et tu te rendors déjà… Finalement c’est plutôt pratique un bébé malade en voyage, ça dort tout le temps! (Sauf la nuit…) 

Restaurant dans le quartier de Lakeview

Après-midi au bord de l'eau

Notre périple se poursuit par le New Bassin Canal Park, que nous remontons jusqu’à la Marina. De là nous apercevons le Lake Pontchartrain Causeway, c’est le cinquième plus grand pond routier au monde!

Toi, tu ne vois pas grand chose, tu es toujours endormie! Nous longeons le Lac Pontchartrain sur plusieurs kilomètres sous un beau soleil, c’est très agréable! Mis à part quelques pêcheurs à la ligne, il n’y a pas grand monde sur la jeté.

Tu te réveilles quand nous arrivons à l’embouchure du Bayou Saint Jean qui nous ramène “directement” au City Park. Les cinq kilomètres suivants sont un peu longs car tu n’as plus vraiment envie d’être en poussette, mais tu es toujours patraque et fatiguée…

Nous alternons un peu de marche, un peu de portage à bras et un peu de poussette, avant de tenter le porte bébé, dans lequel tu te rendors pour une vingtaine de minutes.

Une fois arrivés sur Esplanade Avenue nous “voyons le bout” de notre périple! Notre location se trouve juste au bout!!! Plus que 3,5 kilomètres! Nous en avons déjà pleins les pieds et un petit gouter s’impose pour tout le monde.

Nous trouvons un café et quelques gourmandises que tu sembles apprécier, c’est bon signe! La fin de notre randonnée se fait en porte bébé dans le dos. Comme Papa et Maman, tu admires toutes ces belles maisons de l’Esplanade Avenue… Nous voudrions les prendre toutes en photos!

Du lac Pontchartrain à Esplanade Avenue par le Bayon Saint Jean

Au lit maintenant!

Tout le monde est KO après ces 25 kilomètres de marche! Nous sommes soulagés d’être enfin à la maison. Mais tu n’es toujours pas en grande forme, tu refuses le bain et ne manges presque rien…

Ce soir nous ne tentons même pas de forcer le coucher. Aux premiers signes d’énervement et pleurs dans ton lit, nous te remettons en poussette et partons pour un tour de quartier! Le sommeil te gagne enfin, mais tu te réveilles dès que nous rentrons à la location.

Finalement, Maman se blottit tout contre toi dans le lit, mon bras entourant ta tête. Bercée par ma respiration, tu t’endors pour une nuit légèrement plus douce que les deux précédentes.

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